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Leurs yeux sont de vent Leurs rires sont des fleurs Qui ne meurent jamais. d'après Babx « Omaya »

Après la représentation de « The Bath », sur la terrasse du TLH, une tablée de 10 femmes ... Générations confondues, elles se parlent, se touchent, s'unissent, se caressent du regard ... elles rient, elles sont fières, elles sont fortes.

Leur présence à toutes impressionne : fluidité des échanges, connivence, fragilité, puissance, profondeur des regards, force des sourires, qualité des échanges.

Je les sens intenses dans le fait d'être ...là, toutes, ensemble.

Elles, ce sont les artistes de la compagnie Omaya et les blogueuses du TLH .

Et le lien qui a permis cette rencontre, c'est la proposition intense, subtile, généreuse de Shannon Granger, Mathilde Invernon et Justine Bouillet : « The Bath ».

Omaya Al-Jbara est une femme irakienne qui, en juin 2014 , lorsque le groupe Daech attaque sa ville, prend les armes et commande la résistance contre les agresseurs. Après douze jours, Omaya est tuée par la balle d'un sniper. Après sa mort, elle a reçu le titre honorifique de «cheikha», chef de clan, un titre qui n'avait jusqu'alors jamais été attribué à une femme. Le chanteur Babx en a fait une chanson sublime.

Omaya ... mais aussi Ariane et son fil, La femme à la perle, La mort de Marat, Baudelaire, Charlie Chaplin cohabitent dans cet univers. Il ne manque plus que ... VOUS !

« Leur peau est de lune

Leurs yeux sont des dunes

Qui regardent encore ... »


Alain Bonvin

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The Bath, sans modération !

Pour une première création de la compagnie Omaya, c’est aussi une première de monter à l’étage et de pénétrer dans un décor cousu main, magique, blanc et vaporeux. Dans cet univers règnent une comédienne-déesse aux prises avec tous les défis et une baignoire vintage qui l’attend. A l’arrière, discrètes et palpitantes, professionnelles méticuleuses, solidaires, Justine Bouillet, scénographe et Mathilde Ivernon metteuse en scène soutiennent le nouveau-né présenté au public. Amoureuse trahie et abandonnée sur une plage par Thésée qu’elle a sauvé du Minotaure, Ariane a la rage de vivre et triomphera de sa condition humaine pour renaître en déesse. Défi pour toute femme ! Shannon Granger tient le fil virtuel d’Ariane, figure mythique inspirante de cette pièce et invoque Dyonisos, dieu du théâtre pour se sortir des situations difficiles, scabreuses, existentielles. La voie artistique exigeante, choisie, s’est imposée comme un besoin mais surtout comme mission auprès d’un public destinataire ...